XVIIe siècle.

Le 03.09.1634 l'ingénieur Jean Christophe Marie, construit le pont en échange de la concession.

1642, fin des travaux, c'est un pont à péage.

1669, le pont en bois résiste mal aux crues. Le Chapitre reprend le pont et supprime le péage, la ville gère le pont.

XVIIIe siècle.

Le 20.08.1709, Monsieur Besnard, architecte ordinaire de la ville, décrit dans son rapport, les dégâts causés au pont en février durant l'hiver le plus terrible du siècle: la violence des eaux, les glaces, les bateaux à la dérive ont emporté 5 arches et 4 palées soit plus de 50 m. A chaque catastrophe il faut mettre en place des ponts volants ou des ponts de bateaux.

1732, reconstruction du pont.

1781, devenu trop dangereux, il est redémoli.

Pendant 8 ans, les projets vont se succéder, avec des débuts de constructions, des modifications, des démolitions, des redémarrages du chantier, selon les rivalités entre les politiciens, architectes, financiers locaux ou parisiens.

1784, constructions des piles avec la technique des caissons.

Le 17.07.1786, un arrêt du Conseil du roi permet le vrai démarrage du chantier. Le pont aura une longueur de 148 m et les arches seront en pierre de Villebois. Les pierres d'enrochement viennent du quai Pierre Scize ce qui explique l'origine des grottes. La pierre de Villebois représente une masse de 100.000 m 3 qu'il a fallu transporter par route jusqu'au Rhône puis par bateaux en passant par la Mulatière. Il y eu beaucoup de bateaux coulés sur le trajet.

XIXe siècle.

Le 28.07.1807 le conseil municipal décide que le pont s'appellera pont Tilsitt.

Le 15.08.1807 la dernière pierre est posée, il aura fallu 19 ans de joutes, luttes, rivalités, crises et autres guerres, pour réaliser un pont à péage.

1840, mise en place d'une traille.

Ce nouveau pont est condamné d'avance, car trop bas sur l'eau et trop massif, il freine les crues surtout celle de 1856. Ce sont ces dernières qui ont décidé de sa perte, la retenue d'eau remontant jusqu'à Vaise.

1862, la décision de le démolir est prise, dans le cadre des "Travaux de défense de Lyon contre les inondations", financés par des crédits spéciaux.

Le 15.05.1863 mise en adjudication des travaux. Le budget est le suivant: 120.000 francs pour la démolition, 60.000 pour le pont provisoire, 114.000 pour la constructions des cintres supportant les arches en pierres, 136.000 pour l'aménagement du quai des Célestins et enfin 447.000 pour le pont. Le devis fut largement dépassé, les pierres de l'ancien pont ne purent être réutilisées.

1863 - 1864, construction du pont.

Le 15.08.1865 il devient gratuit

1890, le pont présente une chaussée de 8 m et deux trottoirs de 3,62 m.

1895, d'après les statistiques de l'époque, il passe entre 6 heures et 22 heures 1.288 voitures et 26.208 piétons.

XXe siècle.

Le 01.09.1944 les Allemands font sauter le pont. Destruction totale du pont, les arches et une pile s'effondrent.

1946, début de la reconstruction complète du pont. C'est un ouvrage en béton armé, pourvu d'une chaussée de 12 m et deux trottoirs de 4,50 m. Il est entièrement habillé en pierres de taille provenant des carrières de Hauteville (carrières ayant fournies les pierres de l'Empire State Bulding à New York).

1950, fin de la reconstruction, Le pont est inauguré sous le nom de pont Bonaparte.