Son histoire commence à l'époque gallo-romaine, elle a 2000 ans. Impossible de connaître avec certitude son emplacement et son histoire jusqu'au XIe siècle.

XIe siècle.

1090, les frères pontifes construisent un ouvrage sur pilotis de bois, (les troupes des rois de France, Philippe Auguste et d'Angleterre, Richard Cœur de Lion l'utilisent en partant pour la 3e croisade).

XIIe siècle.

1190, il s'écroule sur le passage des troupes des rois de France et d'Angleterre partant pour la 4e croisade.

XIVe siècle.

1354, les frères pontifes, puis les moines de Hautecombe, et de la Chassagne, enfin le consulat magistrature civile de Lyon le reconstruise lentement malgré les écroulements partiels lors des grandes crues.

XVIe siècle.

1570, fin de la grande oeuvre. Il a fallu pratiquement 360 ans pour arriver à un bon résultat, compte tenu des crédits et de l'évolution de la technique. On est passé d'un pont en bois à un pont en pierre (pour la partie émergée), les piles restent en bois. Ce pont a plus de 500 m sur 20 arches, il va de la place Gabriel Péri au milieu de la rue de la Barre. Il est traversé par une frontière en le Lyonnais et le Dauphiné, d'où une porte et un pont-levis implanté sur le pont.

XVIIIe siècle.

Le 11.10.1711 suite à la panique du "tumulte du pont du Rhône" à la hauteur de la porte, un accident entre un carrosse et un charroi d'une part et d'autre part une foule venant en sens inverse font 216 morts et 25 noyés, Le pont est doublé par des bacs ou des trailles.

1793, durant le siège la porte et le pont-levis sont endommagés.

XIXe siècle.

Le 30.04.1816 le Ministre de la Guerre classe le pont comme ouvrage militaire.

1820 à 1840, le pont se raccourcit au fur et à mesure du remblaiement des terrains autour de la place Gabriel Péri. Le pont disparaît dans les remblaies et les pierres servent aux constructions des alentours.

1824, le pont devient ouvrage civil, le pont-levis est remplacé par une arche en pierre.

1830, la partie Dauphinoise du pont a disparu, reste la partie rue de la Barre, le chantier est vaste. D'une part l'aménagement du quartier et le raccourcissement du pont, d'autre part la réduction de la pente de ce dernier. Les deux chantiers sont menés ensemble.

Le 28.03.1836 l'adjudication est emportée par l'entreprise Dupont qui se révèle défaillante.

Le 03.06.1838 démolition des arches.

Le 07.09.1838 nouvelle adjudication reportée par l'entreprise Tarpin, l'enveloppe est de 468.644 francs, soit la moitié pour l'état, un tiers pour la ville de Lyon et enfin un sixième pour la ville de la Guillotière.

Février 1841, fin des travaux d'élargissement du pont qui offre une chaussée de 6,80 m et deux trottoirs de 2,50 m. Il mesure encore 310 m sur 10 arches.

1859, sa longueur est ramenée à 275 m.

Le 15.08.1860 les droits sont rachetés par la ville et l'entreprise Grillet adjudicataire assure son entretien. C'est le seul pont de Lyon à être classé voirie nationale, la RN° 6, donc à la charge de l'état.

1895, il passe sur le pont entre 6 heures et 22 heures, d'après les statistiques, 3.206 chevaux attelés et 51.264 piétons.

XIVe siècle.

Le 01.09.1944 les Allemands font sauter le pont. Destruction partielle d'une arche sur huit.

Le 04.09.1944 le génie américain installe un pont Bailey métallique de 30 mètres.

Le 05.09.1944 ouverture à la circulation.

Le 23.09.1944 le pont est doublé.

Fin 1946 le pont a repris son aspect initial.

1950 - 1952, démolition du pont.

Le 21.04.1953 le Conseil Municipal présidé par Edouard Herriot entérine la décision de détruire le pont et de le remplacer par un plus moderne, un pont provisoire en bois est construit un peu en aval.

1954, inauguration du nouveau pont, long de 205,45 m, avec une chaussée de 21 m et deux trottoirs de 4,50 m.