XVIIIe siècle.

1781, dès la fin des travaux de Perrache et du confluent, la Compagnie de Perrache lance un pont à péage selon ses engagements du 03.07.1781. Le pont s'écroule presque tout de suite. La Compagnie doit 1.500.000 livres aux Génois et son architecte Monsieur Chabert se retire en dégageant sa responsabilité. Le pont est réparé, et ouvert à la circulation.

Le 13.01.1783 la crue de la Saône emporte une pile, puis tout le pont, la Compagnie doit maintenant 2.500.000 livres.

Le 23.09.1784 Louis XVI pour sauver la Compagnie, s'engage à construire un pont en pierre contre ses terrains, a sa charge l'entretien du pont. Mais l'Etat ne tient pas ses promesses.

Le 18.04.1789 nouveau traité, la Compagnie fera construire un pont en bois moyennant un péage de 99 ans.

1792, achèvement du nouveau pont.

Le 29.09.1793 lors du siège de Lyon, au cours d'une attaque, les assaillants coupent les arches au milieu, arrachent les garde-corps et mettent le feu, plus tard des bandits volent les fers de la charpente.

XIXe siècle.

Le 11.06.1809 par décret impérial, l'Etat rachète le pont mais conserve le péage. Celui-ci est de plus en plus utilisé et de plus en plus en mauvais état. Le trafic est en forte augmentation, 109.875 voitures en 1820, et 156.449 en 1825. Le pont se trouve au carrefour des routes royales de Bordeaux et de Toulouse et en relation directe avec les mines de Saint Etienne.

1827, la situation devient critique.

Le 07.05.1827 une ordonnance royale autorise la construction de la première ligne de chemin de fer Lyon-Andrézieu par la Compagnie Seguin. Le pont retapé et consolidé devient un pont mixte rail route, d'une longueur de 151,20 m, pour une largeur de 18 m.

1838, le trafic est de 500.000 tonnes de marchandises et 250.000 voyageurs par le train.

1840, la crue emporte le pont.

1840, mise en place d'une traille.

1846, construction d'un pont métallique toujours mixte avec des piles en pierres blanches (carrières de Porcieu-Amblagnieu).

1860, la ville rachète le péage, et confit l'entretien du pont à l'entreprise Grillet adjudicataire.

1867, le trafic piétons et voyageurs s'élève à 1.800.000, et 300.000 pour les voitures.

XXe siècle.

1915, sa reconstruction fut déclarée d'utilité publique, elle est financée à 90% par l'état.

1916, le chemin de fer quitte le pont mixte pour son propre pont.

1936, ouverture complète du pont à la circulation routière, il est en béton armé et large de 17 m.

Le 01.09.1944 les Allemands font sauter le pont, destruction totale de l'arche centrale.

Le 13.12.1944 une passerelle provisoire en bois est mise en place pour les piétons et une métallique pour les voitures.

1960 - 1972, construction, d'une part de l'axe Nord-Sud, et d'autre part de l'autoroute du Soleil. Ces deux voies débouchent sur le pont qui est saturé. Il faut le doubler. Le deuxième pont est accolé au premier, pour former un ensemble de 182,31 m de long, avec une chaussée de 38 m de large.