XIe siècle.

1050 - 1071 construction du pont. C'est un ouvrage en pierres avec des maisons bâties dessus.

1076, Humbert 1e,archevêque de Lyon, consacre le pont unissant Saint Jean, Saint Georges, domaine de l'évêque à la presqu'île, pouvoir civil des Consuls. Le pont s'appuie sur une île. A gauche de celle-ci en descendant le courant se trouve "le rapide de la mort qui trompe". Des barques appliquant un tarif inférieur au péage doublent le pont.

XVIIIe siècle.

1781, durant la belle saison le niveau de la Saône est tellement bas qu'elle est guéable en aval du pont jusqu'au pont de Bellecour.

L'essor de la navigation à vapeur, un tirant d'air trop bas, une île, un rapide: le pont est condamné.

XIXe siècle.

Le 17.12.1840 début de l'enquête sur le nouveau pont, son emplacement, son financement, l'indemnisation des riverains et des propriétaires des maisons, les rivalités entre ingénieurs des Ponts et Chaussée et les procès dureront dix huit mois.

Le 12.05.1842. le conseil municipal de Lyon donne son accord pour le financement: soit 520.000 francs sur le budget des routes royales,560.000 sur celui de la navigation et 570.000 pour la ville. Le chantier comprenant: la démolition du pont, les maisons sur le pont et riveraines, l'île, et la réfection des quais.

1842, lors de sa démolition, on retrouve des pierres venant des monuments antiques de Fourvière ou de la Croix Rousse.

Il est remplacé à quelques mètres en aval par un pont en pierre, le pont de Nemours ( ex pont du Change) qui sera démoli 100 ans plus tard pour les mêmes raisons.

Le 18.08.1843 les Ponts et Chaussés de Paris demandent de revoir le projet.

1846 à 1852, l'île est détruite à l'explosif.

Le 24.09.1843 à 14 heures pose de la première pierre en grande pompe. Une fois béni l'emplacement du pont, le Duc de Nemours (d'ou le nom du pont) cimente une pierre creuse, puis scelle au plomb à l'intérieur de celle-ci un coffret en bois de cèdre contenant les monnaies courantes de l'époque. Ce dernier sera retrouvé en 1974 lors de la démolition du pont.

Le 13.10.1843, selon les instructions de Paris, nouvelle adjudication pour 749.789,22 francs pour le pont seulement, mais les travaux avait déjà commencé.

Le 15.09.1848 réception définitive de pont sous le nom de pont du Change.

Vers 1890, les caractéristiques du pont était les suivantes, une chaussée de 8,42 m avec deux trottoirs de 3m. Depuis 1848, le pont a été élargi grâce à des encorbellements.

1895, le décompte du trafic entre 6 heures et 22 heures est de 1.393 voitures et de 20.448 piétons.

XXe siècle.

Le 01.09.1944 les Allemands font sauter le pont. Les dégâts sont minimes: deux voûtes ouvertes.

Le 18.09.44 une passerelle provisoire en bois mise en place.

Dans le cadre de la future liaison Rhône Rhin, le pont n'est plus au gabarit.

1974, il est démoli.

Il n'est pas reconstruit, mais remplacé deux cents mètres en aval par le pont Maréchal Juin.