XIXe siècle.

Les travaux de remblaiement au sud de Perrache repoussent le confluent à sa place actuelle. Pour cela il faut transporter 400.000 m3 de terre venant des coteaux au sud de la montée de Choulans, et le pont le plus proche, le pont d'Ainay est à péage.

1826, Les entreprises Aguettant et Fonrobert refusant le péage lancent des ponts provisoires en bois.

1828, un riche riverain Monsieur Chazournes adjudicataire des travaux propose de fournir le remblais et de construire un pont suspendu à péage dans l'axe du cours du Midi ( cours de Verdun).

Le 04.05.1827 le conseil municipal donne son accord.

Le 12.12.1828 il se rétracte.

L'entrepreneur, pour les besoins du chantier, construit un pont en bois.

1834, il est incendié lors des émeutes. Reconstruit aussitôt il est payant.

1840, la crue l'emporte.

1840, mise en place d'une traille.

Le 11.06.1842 l'autorisation d'une concession pour la construction d'un pont à péage est proposée.

1845, une ordonnance du Louis-Philippe lance un appel d'offre pour la construction de 2 ponts suspendus payants au profit de l'adjudicataire, l'un sur la Saône, l'autre sur le Rhône, dans l'axe du cours Napoléon ( cours de Verdun), ayant une chaussée de 4,80 m et deux trottoirs de 1,10 m.

1846, construction du pont suspendu.

Le 10.03.1849 l'adjudicataire Monsieur Jules Seguin inaugure le pont Napoléon Saône.

Le 08.05.1865 la ville rachète les droits, et l'entreprise Grillet adjudicataire assure son entretien.

1870, il devient le pont du Midi.

Le 05.01.1887 le rapport technique révèle que l'état du pont est alarmant, au nouveau des massifs d'ancrage et des piles. La causes, le passage des corps de troupe: cavaliers et fantassins, charrois lourds.

Le 05.03.1884 le conseil municipal présidé par Gailleton limite les passages aux voitures attelées de plus de 2 chevaux.

1888, l'ouvrage subit une cure de jouvence avec la mise en place de piliers en maçonnerie et d'un tablier rigide.

1890, le pont a une chaussée du 4,85 m et deux trottoirs de 0,91 m.

Après la première guerre mondiale il devient le pont Kitchener.

XXe siècle.

Le 01.09.1944 les Allemands font sauter le pont. Destruction partielle des câbles et du tablier.

1949 il devient le pont Kitchener Marchand.

1950 - 1959 reconstruction totale d'un pont toutes charges en béton armé pratiquement plat. D'une longueur de 115,80 m avec une chaussée de 15 m et deux trottoirs de 4,50 m. Mais si la liaison Rhône Rhin se réalise, il sera trop bas sur l'eau.